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Biographie

 

Photo : Rémy Boily

Après des études de premier et deuxième cycles à l’Université de Montréal, Monique C. Cormier, terminologue agréée, se dirige vers l’Université de la Sorbonne Nouvelle – Paris 3, où elle obtient un doctorat en traduction, en 1986. Engagée cette même année à l’Université Laval, à Québec, elle choisira toutefois le Département de linguistique et de traduction de l’Université de Montréal, deux ans plus tard, pour y faire carrière comme professeure. De 2008 à 2011, elle a occupé le poste de vice-doyenne aux affaires professorales à la Faculté des arts et des sciences. De 2012 à 2016, elle a assuré la direction du Département de linguistique et de traduction. En 2015, elle se voit confier la mise sur pied du Bureau de valorisation de la langue française et de la Francophonie à l’Université de Montréal. Elle en est la directrice aujourd’hui. La même année, la professeure est nommée vice-rectrice associée à la langue française et à la Francophonie. À ce titre, elle conseille la direction sur les stratégies à mettre en place pour réaffirmer l’importance de la langue française sur le campus et pour mieux positionner l’UdeM dans le monde universitaire francophone.

La carrière d’enseignante de Monique C. Cormier est marquée au coin de l’innovation et des résultats. Ainsi, elle a adapté les méthodes d’enseignement – notamment la méthode d’apprentissage par problèmes utilisée dans la formation des médecins – aux étudiants désireux d’accéder au marché du travail tout de suite après leur diplôme de premier cycle. Elle a également dirigé quelque 80 étudiants aux études supérieures et post-doctorales en vue d’assurer la relève. Le succès remporté dans son activité de professeure-enseignante lui vaudra, en 1998, le Prix d’excellence en enseignement de la Faculté des arts et des sciences pour le secteur Lettres et sciences humaines.

Reconnue internationalement pour ses travaux en terminologie et en métalexicographie, notamment sur les filiations des dictionnaires européens, Monique C. Cormier a assuré, seule ou en collaboration, la publication de quelque 20 ouvrages ou numéros spéciaux de revues, dont l’un a été traduit en 11 langues, chez des éditeurs réputés et diversifiés. En plus de ces ouvrages, elle a à son actif plus d’une soixantaine d’articles scientifiques et de chapitres de livres. La qualité des recherches de la professeure Cormier a été soulignée à plusieurs reprises. En effet, dès 1991, elle a reçu une bourse d’excellence en recherche de l’Université des réseaux d’expression française (UREF) (France). Elle fut ensuite deux fois récipiendaire du Warren N. Cordell Research Fellowship, de l’Indiana State University (É.-U.), soit en 2003 et 2006. En 2004, elle recevait le Laurence Urdang-DSNA Award, de la Dictionary Society of North America (USA). En 2007, Monique C. Cormier était élue à la Société royale du Canada. Enfin, en 2011, elle était la première femme à recevoir le Prix d’excellence académique de l’Association canadienne des professeures et professeurs d’université (ACPPU).

Toutes ces activités ne l’ont pas empêchée, de 2000 à 2006, d’occuper les fonctions électives de vice-présidente, puis de présidente de l’Ordre des traducteurs, terminologues et interprètes agréés du Québec (OTTIAQ), qui regroupe plus de 2 000 professionnels. Ses réalisations ont été soulignées à la fois par le Conseil interprofessionnel du Québec, qui lui a remis un Prix Mérite 2007, par le Bureau de la traduction du gouvernement du Canada, qui lui a remis son Prix Hommage 2007, et par l’OTTIAQ, qui l’a nommée membre d’honneur en 2011. En outre, à l’invitation du gouvernement du Québec, la professeure Cormier est membre du conseil d’administration de l’Office québécois de la langue française depuis 2002. Enfin, élue membre du conseil d’administration de l’Association francophone pour le savoir (Acfas) en 2008, puis réélue en 2010 et en 2012, Monique C. Cormier a présidé le Comité scientifique du 78e Congrès de l’Acfas, tenu en 2010 et qui a réuni près de 6 000 chercheurs, ainsi que celui du 80e Congrès, qui a eu lieu en mai 2012. En 2009, la professeure Cormier recevait un des Prix du Québec – la plus haute distinction décernée par le gouvernement du Québec en reconnaissance d’une carrière remarquable –, soit le Prix Georges-Émile-Lapalme. En 2011, le gouvernement du Québec l’admettait au rang de chevalière dans l’Ordre national du Québec. En 2013, le gouvernement français saluait sa contribution méritoire au milieu universitaire et à l’éducation en la faisant chevalière de l’Ordre des Palmes académiques. Enfin, en 2014, le Conseil supérieur de la langue française reconnaissait sa contribution à la promotion, au maintien et à l’épanouissement de la langue française sur le continent en l’admettant dans l’Ordre des francophones d’Amérique.